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En 1958,
en France, la famille de Kepper, écrasée par la myopathie
de Duchenne, n'accepte pas le sort de ses quatre enfants malades et
crée l'Association Française pour la Myopathie
(l'AFM).
L'histoire de l'AFM commence donc depuis 1958, et a passé différentes
phases importantes depuis cette année-là.
-> Historique
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L’AFM, qui sommes nous ?
L’AFM est née en 1958 de la volonté de parents et de malades
de vaincre les maladies neuromusculaires. Elle s’est fixée deux
objectifs : guérir ces maladies pour la plupart d’origine génétique
et réduire le handicap provoqué par ces maladies lourdement invalidantes.
Pour cela, elle a mis en œuvre une stratégie d’intérêt
général autour des maladies génétiques et des maladies
rares.
Pour se donner les moyens d’impulser la recherche génétique
en France, l'Association lance en 1987 le Téléthon, une opération
annuelle de collecte de fonds. Grâce aux dons recueillis, elle crée
en 1990 Généthon, laboratoire de recherche original alliant génétique,
robotique et informatique. En 1992, celui-ci produit les premières cartes
du génome et contribue ainsi à la localisation des gènes
responsables de plus de 600 maladies génétiques.
En 1998, l’AFM lance la « Grande Tentative », un projet qui
visait, en cinq ans, la mise en place d’un vaste réseau de collaborations
nationales et internationales pour la mise au point des techniques de thérapie
génique. Parallèlement, l’AFM a soutenu la recherche sur
la thérapie cellulaire et les prometteuses cellules souches. Les premiers
résultats confortent le bien-fondé d’une stratégie
qui ose croire à la guérison et à l’avenir des génothérapies.
Après cinq ans consacrés au développement des outils et
à la mise en place des infrastructures pour favoriser les essais thérapeutiques,
l’AFM a lancé, en 2002, la Nouvelle Frontière. Sa priorité
: impulser les essais thérapeutiques sur l'Homme pour mettre au point
des thérapies nouvelles, issues de la connaissance des gènes,
combinant thérapie génique et cellulaire. Ces thérapies
qui préfigurent la médecine de demain représentent un espoir
pour bon nombre de maladies invaincues. Cette année, l'AFM financera
plus de 300 programmes de recherches et continuera d'apporter son soutien aux
essais sur l'Homme en cours ou en préparation et aux structures susceptibles
de les mener (Généthon, Institut de Myologie, centres de thérapies
génique et cellulaire de Nantes et de Nice, Institut de Vision …).
En attendant les thérapies, l'AFM se bat aussi pour la reconquête
de la citoyenneté des personnes handicapées : droit à compensation,
prise en charge médicale adaptée, liberté de déplacement,
accès à la scolarité, au travail, aux loisirs ... Par ses
actions de revendications, l'AFM contribue à une prise de conscience
des problèmes posés par les situations de handicap. Puisque pour
exister, il faut agir, l'association maintient la pression et reste mobilisée
pour que l'avenir ne soit plus fait de promesses. Elle demeure vigilante à
ce que les engagements des pouvoirs publics, tant au niveau local, que régional
ou national (ministères, gouvernement, Parlement) ne restent pas lettre
morte.
Retrouvez sur le site de l’AFM des fiches complètes sur les maladies
neuromusculaires, des informations sur les actions de recherche et de revendication
et des réponses pratiques et adaptées à des situations
de la vie quotidienne.
Pour en savoir plus sur la Nouvelle Frontière, vous pouvez visiter le
site Internet de l’AFM www.afm-france.org
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Le
champ d'action de l'AFM
-> En savoir plus
Le
champ d'action de l'AFM s'applique aux maladies neuromusculaires
primitives, c'est-à-dire aux maladies de motoneurone périphérique,
de la fonction neuromusculaire et du muscle. La plupart de ces maladies
sont d'origine génétique.
Pour
atteindre son objectif, l'AFM a élargi son champ d'action
à la compréhension des mécanismes de l'ensemble
des maladies génétiques et à la mise en uvre
des traitements issus de la connaissance des gènes.
Les
maladies neuromusculaires peuvent être primitives ou secondaires.
Dans ce dernier cas, la cause est extérieure à l'unité
motrice et peut avoir par exemple, une origine endocrinienne ou
provenir des atteintes liées à une prise de médicaments.
Elles peuvent aussi être associées à des troubles
sensitifs ou du système nerveux central.
L'unité motrice comporte :
Le
terme de malade neuromusculaire désigne les atteintes de
l'unité motrice.
La classification des maladies neuromusculaires a beaucoup évoluée
avec les découvertes des gènes responsables de ces
maladies. Elle n'est pas définitive. A titre d'exemple, l'ancien
terme de myopathie des ceintures regroupe, en fait, au moins deux
maladies différentes, liées à un déficit
de certaines protéines de structures ou d'enzymes.
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Les dystrophinopathies, dont la plus connue est la myopathie de
Duchenne, qui présente les premiers symptômes dès
2-3 ans, avec perte de la faculté de marcher en général
vers 10 ans et des atteintes respiratoires et cardiaques à
l'adolescence.
- Les amyotrophies spinales, maladies de motoneurone pouvant être
variables dans leur expression, allant d'une évolution
très sévère avec un début avant 6
mois à une évolution plus lente déclarée
plus tardivement.
- Les dystrophies musculaires des ceintures.
- La dystrophie musculaire facio-scalpo-humérale.
- La myotonie de Steinet.
- Les myopathies et dystrophies musculaires congénitales.
- Les myopathies d'origine mitochondriale.
- Les lipidoses musculaires.
- Les glycogénoses musculaires.
- La myasthénie et les syndromes myasténiques congénitaux.
- Les dermatomyosites et les polymyosites.
- Les paralysies périodiques, etc.
Les maladies neuromusculaires se caractérisent par un affaiblissement
progressif et irréversible des muscles. Les désordres
qui en résultent sont multiples : rétractions musculaires
et déformations orthopédiques, insuffisance respiratoire,
parfois cardiaque, difficultés de déglutition ou digestive,
douleurs, désordres immunitaires, etc.
Ces maladies sont des pathologies lourdement invalidantes et complexes.
La majorité d'entre elles nécessite une prise en charge
adaptée, précoce et permanente pour limiter les conséquences
les plus graves et lutter contre les effets de la maladie.
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Quelques
données épidémiologiques
Les
progrès de la génétique, du diagnostic et de
la compréhension des maladies neuromusculaires font évoluer
leur nombre à la hausse.
On comptait 48 maladies neuromusculaires en 1997, 49 en 1998 et
62 en juillet 1999.
L'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) en recense près
de 120, mais au sens large du terme, incluant des affections secondaires
liées, par exemple, au diabète, à l'alcoolisme
ou au sida.
En juillet 1999, on compte 71 gènes localisés et 42
gènes identifiés, et 42 protéines en cause
également identifiées.
Les maladies neuromusculaires peuvent, pour certaines d'entre elles,
avec une même appellation, un même diagnostic clinique,
se révéler sous diverses formes ayant chacune une
origine différente, c'est-à-dire un gène différent
et il faut donc les rebaptiser. C'est ce qui se produit pour la myopathie
des ceintures, où deux formes sont identifiées. La
connaissance du ou des gènes est donc essentielle pour la
mise au point de thérapeutiques issues de la génétique.
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Les
formes d'aides
Eurordis
Fédération
d'association, Eurordis est l'organisation européenne représentant
les patients atteints de maladies rares et leurs familles. Elle
a été créée en 1997, grâce à
l'apport financier initial de l'AFM, par quatre membres fondateurs
: l'AFM, l'AFLM (Association Française de Lutte contre la
Mucoviscidose), la ligue contre le cancer et AIDES fédération
nationale.
Eurordis, composée actuellement de 125 associations membres, représente
plus de 4 000 maladies, dont 80 % sont d'origine génétique.
Dès 1999, Eurordis compte sur des financements privés,
les cotisations de ses membres et les éventuels subsides
de l'Union Européenne. Cette organisation a notamment participé
à l'élaboration du projet de règlement européen
sur les médicaments orphelins (concernent les maladies rares,
arbitrairement définies comme touchant moins de 5 personnes
sur 10 000), dont une première version a été
adoptée en juin 1998 par le Conseil des ministres de l'Union
Européenne.
Orphanet
Orphanet
est une banque de données sur les maladies rares : symptômes,
causes, épidémiologie, laboratoires de diagnostic
et consultations spécialisées, associations de malades.
Les informations sont à destination des patients, mais aussi
des médecins et des chercheurs. Cette base de données
sur les maladies rares a été mise en place en 1997
avec pour objectif d'optimiser l'utilisation des informations disponibles
pour améliorer le diagnostic et la prise en charge des maladies,
mais également pour faire progresser la recherche.
Maladies Rares Info Services (MRIS)
En
1995, dans le cadre du plan Génome et Santé (plan
mis en place en 1994 par les ministères chargés de
la recherche et de la santé, en collaboration avec l'AFM,
l'AFLM et la ligue contre le cancer, pour stimuler le transfert
de la génétique fondamentale à la génétique
médicale), le ministère de la santé et l'AFM
mettent en place Allo-Gènes (aujourd'hui remplacé par MRIS).
Dans la continuité d'Allo-Gènes, Maladies Rares Info Services a repris les missions d'écoute,
d'information et d'orientation des malades, de leurs proches et des professionnels de santé.
Reconnue prioritaire dans le cadre du Plan national maladies rares,
Maladies Rares Info Services (MRIS) est soutenu par l'Association Française contre les Myopathies (AFM)
grâce aux donateurs du Téléthon, mais aussi par le Ministère de la Santé avec l'INPES
(Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé).
Le service est accessible :
- par téléphone de 9h à 18h du lundi au vendredi au n°Azur 0 810 63 19 20 (prix d'un appel local),
- par courriel : info-services@maladiesrares.org
- par courrier : Maladies Rares Info Services - Plateforme Maladies Rares - 102, rue Didot - 75014 Paris
Télécharger la plaquette d'information MRIS 2006
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La
communication
Pour
faire sortir les maladies neuromusculaires de l'oubli, il faut alerter
l'opinion, les pouvoirs publics, interpeller la science et la médecine.
Dès 1958, date de création de l'AFM, la communication
est inscrite dans les statuts de l'association. Elle est à
la fois une force et une ressource pour avancer
vers l'objectif essentiel : guérir les maladies neuromusculaires.
La communication s'inscrit au cur du projet de l'AFM. Elle
accompagne et porte en permanence sa mission, sa stratégie,
ses enjeux, ses perspectives
Le défi est de taille
pour la communication : il ne permet pas le droit à l'erreur.
L'à peu près n'est pas de mise : la communication
a un devoir d'excellence par rapport aux malades, aux familles,
aux adhérents, aux bénévoles, aux scientifiques,
aux partenaires, aux salariés
L'excellence pour avancer,
pour combattre, pour vaincre. Pour cela, l'association de l'AFM
fait paraître dans les revues scientifiques internationales,
les travaux des équipes. Depuis 1982, l'AFM partage avec
ses adhérents non seulement les connaissances sur les maladies,
mais aussi les compétences de chacun sur ce qui touche à
la vie quotidienne des malades dans le journal Vlm (Vaincre les
myopathies). L'opinion et les pouvoirs publics sont également
sensibilisés à l'aide de conférences, qui entretiennent
la relation avec les médias.
De plus, depuis le début, l'AFM publie ses comptes et les
met à la disposition du grand public. Elle fait de la transparence
financière un acte de communication majeur pour établir
et conserver la confiance des donateurs et pour prévenir
les attaques ponctuelles : leurs conséquences seraient trop
lourdes.
Communiquer
est une obligation inscrite dans le statut de l'AFM. La communication
a valeur d'engagement pour chacun, chaque jour. Elle est le support
de la transparence. Elle porte au donateur les raisons de faire
confiance à l'association.
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